Créer son entreprise en 2018 : les 7 étapes à connaître

Avoir une idée, un projet c’est bien. Mais le plus difficile est parfois de passer à l’action. Et même si la création d’entreprise attire de plus en plus de français, elle n’en demeure pas moins une aventure dans laquelle il est conseillé d’avancer de façon méthodique.

Voici les étapes importantes au travers desquelles vous verrez que votre projet, votre stratégie ou votre statut peuvent évoluer afin de s’adapter au moins à vos contraintes et besoins.

1. Avez-vous la bonne idée ?

Cela semble évident mais demandez l’avis d’experts du secteur ou échangez en toute transparence avec d’autres entrepreneurs en herbe pour peaufiner votre approche. Faites votre étude de marché  avec les questions à se poser comme :

  • Qui sont vos cibles potentielles ?
  • En quoi votre service va-t-il leur enlever un « point de souffrance » ?
  • Répond-t-il à une de leur contrainte de façon efficace ?
  • Existe-il une concurrence forte et
  • Pouvez-vous positionner votre offre à un niveau premium (ce qui est souvent la meilleure façon d’être rapidement rentable) ?

2. Et votre motivation ?

C’est le moteur de votre projet. Sans motivation et sans le support de votre entourage, il n’est pas conseillé de se lancer. Le projet vous tient-il à cœur ? C’est la seule question à laquelle vous êtes censé répondre… avec un « Oui ! » franc et direct.

3. Où en êtes-vous sur le plan professionnel et personnel?

Faites le point avant de vous lancer trop vite. Plusieurs mois peuvent s’écouler entre votre décision et le décrochage des premiers clients. Par exemple, si vous êtes salarié, vous pouvez avant de projeter de quitter votre entreprise profiter du portage salarial sous la forme d’un cumul d’activité et ainsi tester votre marché, réaliser des missions pour vos futurs clients.

  • Ne quittez pas sans raison une situation où votre revenu principal est assuré.
  • Tenez compte de votre situation familiale ou patrimoniale.
  • Évaluez aussi vos compétences et votre personnalité et envisagez éventuellement des périodes de de formation.

Tous ses points vous permettent de construire un planning cohérent et prendre conscience des conséquences de votre choix pour vous et votre entourage.

Cette étape est essentielle pour prendre en compte l’impact de votre projet sur le plan financier, organisationnel et sur votre mode de vie en général. Faire un choix objectif et en toute connaissance de cause est une étape importante qui vous permettra si vous la réussissez à prendre des décisions efficaces et justes comme chef d’entreprise !

4. Je m’informe sur la création d’entreprise

Quand les trois premières étapes sont passées, vous avez intérêt à vous mettre à jour sur la création d’entreprise. En tout premier lieu, dirigez-vous vers les chambres de commerce (comme la CCI Versailles-Yvelines) qui organisent des parcours d’informations sur le sujet.

Dans chaque département comme dans les Yvelines, il existe aussi des associations (créer sa boite 78), boutiques de gestion ou couveuses d’entreprises (inscription à une réunion ici

) où vous rencontrerez des conseillers et d’autres porteurs de projets.

L’objectif est que vous ayez pleinement conscience des points techniques et administratifs qu’il vous faut traiter :

  • construire un business plan,
  • évaluer les différents statuts juridiques,
  • imaginer des sources de financement…

Intégrez des réseaux de création d’entreprise afin de vous frotter à la réalité économique et recueillir des conseils opérationnels.

5. Validez votre projet sur le plan économique

Voici le business plan qui se profile. Vous avez sans doute réalisé des premières simulations financières, mais avec une vision de votre marché plus précise, vous êtes désormais capable d’imaginer votre chiffre d’affaires et vos revenus mensuels, les coûts et charges engendrés, sur une période de 3 ans. C’est la partie du « prévisionnel ». Elle vous aidera par la suite à piloter votre activité en évaluant mois après mois si vous êtes en phase avec vos objectifs.

Ne trichez pas sur vos objectifs en les plaçant artificiellement trop hauts ou en minorant les dépenses ! Il existe une inertie qui fait que les contrats au départ sont plus difficiles à décrocher que par la suite.

Répondez aux trois questions essentielles :

  • Votre projet est-il rentable à court ou moyen terme ?
  • Avez-vous les capacités financières et notamment la trésorerie pour le développer ?
  • Vais-je réussir à vivre de mon activité et à quel délai ?

N’hésitez pas à identifier l’ensemble de vos futurs fournisseurs et leur demander des devis. Estimez vos besoins de communication (publicité ou autre) afin de vous faire connaitre. Toutes ces données chiffrées vous permettront d’affiner votre prévisionnel.

6. Quel financement et quelles aides ?

Dans votre prévisionnel, le paramètre du financement occupe une place centrale. Tout au long des premières étapes de votre projet vous aurez recueilli des informations sur les aides dont vous pourrez bénéficier dans le cadre de votre projet.
Vous devez donc concrètement demander des dossiers et faire des demandes.

  • Les demandeurs d’emplois peuvent par exemple bénéficier d’exonération temporaire de charges sociales. Ils peuvent aussi bénéficier du maintien des allocations pôle emploi ou choisir le versement sous forme de capital d’une partie de leurs droits à l’assurance chômage.
  • Des associations et des organismes peuvent vous faciliter l’accès à des prêts à taux zéro.
  • Pensez aussi aux aides octroyées par la région qui aident les projets d’entreprises notamment dans ce qui touche à l’innovation.

Une fois toutes ces pistes étudiées, commence un travail de montage du financement, souvent plus  long que prévu au départ.

Vous aurez peut être besoin de faire appel à d’autres sources afin de ne pas être trop juste en terme de fonds : apports personnels, arrivée d’autres investisseurs, autres aides financières et pourquoi pas faire appel au crowdfunding si votre projet affiche une dimension innovante, sociale ou éthique ?

7. Lieu de travail et statuts

Bon nombre de consultants ou formateurs n’ont pas besoin de disposer de bureaux professionnels onéreux. Ils travaillent tour à tour depuis chez eux où ils ont aménagé un espace bureau, en coworking ou sur site, chez leur client.

Avant de s’engager dans le choix d’une forme juridique pour son entreprise (SARL ou EURL, SAS ou SASU, EIRL, entreprise individuelle…), le portage salarial permet à nouveau de conserver un statut de salarié et facturer ses clients sans investir dans la rédaction de statuts. L’appartenance à un réseau de consultants et formateurs permet aussi d’échanger entre pairs et ne pas souffrir de la solitude de l’entrepreneur solo.

 

By | 2017-09-26T10:58:50+00:00 septembre 26th, 2017|Entreprenariat|0 Commentaire

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